
L’assurance-vie est le placement préféré des Français après l’immobilier. Pour profiter pleinement de ses atouts, il est indispensable de bien en connaître tous les rouages.
L’assurance-vie est le placement préféré des Français après l’immobilier. Pour profiter pleinement de ses atouts, il est indispensable de bien en connaître tous les rouages.
Avec près de 2 millions de contrats souscrits chaque année, l’assurance-vie est en tête des placements des Français. Toute son originalité réside dans le fait qu’elle concilie placement et transmission.
L’assurance-vie est très souple durant la phase d’épargne. Elle permet, en effet, de verser et de retirer, à tout moment, le montant d’argent que l’on veut, sans que cela entraîne la clôture du contrat. Ce type de placement est particulièrement intéressant pour préparer sa retraite et percevoir, à l’échéance du contrat, un complément de revenus. Sur le plan fiscal, les gains sont exonérés d’impôt dans la limite d’un certain plafond, après 8 ans. Enfin, les retraits anticipés sont soumis à une fiscalité plus avantageuse que pour les autres types de placements (cf tableaux pages suivantes).
L’assurance-vie est également un bon outil de transmission : elle permet de transmettre les sommes collectées aux personnes de son choix tout en bénéficiant d’une bonne fiscalité. Ainsi, les sommes transmises au conjoint sont totalement exonérées. Pour les autres bénéficiaires, il existe également des exonérations importantes
(cf tableaux page suivante).
Le terme assurance-vie recouvre en fait deux formules bien différentes :
- l’assurance-décès qui se rapproche plus d’une assurance que d’un placement. Si l’assuré décède pendant la période couverte par le contrat, les bénéficiaires toucheront un capital ou une rente. Si l’assuré est encore en vie à l’échéance du contrat, l’assurance ne lui versera rien.
- l’assurance-vie. À l’échéance du contrat, l’assuré ou le(s) bénéficiaire(s) désigné(s) touche(nt) un capital ou une rente. Certaines assurances “mixtes” combinent les deux systèmes.
Votre contrat peut être en euros (appelé ainsi parce que la valeur est exprimée en euros). Cette formule est à privilégier si vous optez pour la sécurité : le capital est garanti et la rémunération annuelle est définitivement acquise au souscripteur. Ces contrats ne subissent pas les aléas du marché boursier et sont donc peu touchés par la crise. Ils garantissent un rendement de l’ordre de 3,50 à 4,70 %.
Vous pouvez également opter pour un contrat en unités de compte (Sicav, actions, parts de société civile de placement immobilier…). Les sommes sont investies sur un support (on parle alors de contrat monosupport) ou plusieurs (contrat multisupport). La répartition la plus courante étant de 80 % sur des fonds en euros et 20 % sur des supports boursiers plus ou moins risqués. Ce type de contrat s’adresse aux épargnants qui veulent diversifier leur placement et qui ont le goût du risque. Du point de vue rentabilité, difficile de donner un chiffre précis, mais globalement ce type de contrat s’avère plus rentable sur le long terme qu’un contrat en euros. Dans les années fastes, ils peuvent atteindre jusqu’à 7 % par an de rentabilité.
Choisir une assurance-vie suppose au préalable un audit précis de sa situation patrimoniale et de ses futurs besoins. Votre assureur pourra vous renseigner sur le montant approximatif de la rente ou du capital auquel vous pourrez prétendre. Lors de cette projection vers le futur, pensez à demander une simulation tenant compte de la fiscalité. Ce sera également le moment de décider de l’option de sortie : capital ou rente.
Comparez les frais : ils doivent rester “raisonnables” pour ne pas trop vous pénaliser et réduire votre effort d’épargne. À titre indicatif, pour un contrat en euros, les frais d’entrée (obligatoirement mentionnés dans le contrat), ne devraient pas dépasser 3 %. Les frais de gestion annuels, quant à eux, seront au maximum de 0,5 %. Pour un contrat multisupport, ils seront idéalement de 3 à 4 % et de 1 % du montant de l’épargne. Avant de signer, n’hésitez pas à comparer et à consulter la grille tarifaire. Enfin, privilégiez la souplesse tant au niveau de la durée du contrat que des versements. Avec cette formule, vous constituerez votre épargne à votre rythme, en fonction de vos possibilités, sans risque de pénalité en cas de retard de versement.
La fiscalité fait souvent hésiter. Il est vrai qu’elle
est relativement complexe suite à la succession de réformes
intervenues ces dernières années et encore récemment
avec la loi de finances 2010 !
Pour connaître la vraie rentabilité de votre assurance-vie, comptez avec les prélèvements sociaux : 8,20 % de CSG,
0,50 % de CRDS et 3,40 % de prélèvement social et additionnel (taux au 1erjanvier 2009). Jusqu’à présent, seuls
les contrats investis en euros (monosupport) étaient soumis à un prélèvement de 12,1 % calculé tous les ans au
31 décembre. Pour les contrats multisupport, ce prélèvement s’appliquait seulement lorsque l’assuré retirait son
épargne. La loi de finances 2010 a remis en cause l’exonération dont bénéficiaient les contrats d’assurance-
vie multisupport en cas de décès du souscripteur. Le gouvernement entend de cette façon mettre davantage à contribution ce placement pour réduire le déficit de la sécurité sociale.
Prévoir un testament est une sage précaution car, à la différence des couples mariés, les partenaires liés par un pacs ne sont pas héritiers l’un de l’autre.
Plusieurs solutions existent pour les grands-parents désirant aider matériellement leurs petits-enfants. Par exemple, la donation d’argent.
Depuis la loi de juillet 2004, le notaire est présent à tous les niveaux de la procédure… La demande de divorce doit en effet être accompagnée d’une proposition de règlement des intérêts financiers des époux.
Quoi de plus évident que de prêter un appartement à un de ses enfants le temps qu’il finisse ses études… Ce geste, apparemment anodin, entraîne cependant certaines contraintes auxquelles on ne pense pas toujours.